{"id":287,"date":"2025-02-14T20:03:00","date_gmt":"2025-02-14T19:03:00","guid":{"rendered":"https:\/\/imn-prod.onlinecreation.pro\/?p=287"},"modified":"2025-04-16T11:59:15","modified_gmt":"2025-04-16T09:59:15","slug":"percee-majeure-dans-le-traitement-de-la-maladie-de-parkinson-une-neuroprothese-permet-de-restaurer-une-marche-fluide","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/2025\/02\/14\/percee-majeure-dans-le-traitement-de-la-maladie-de-parkinson-une-neuroprothese-permet-de-restaurer-une-marche-fluide\/","title":{"rendered":"Perc\u00e9e majeure dans le traitement de la maladie de Parkinson : une neuroproth\u00e8se permet de restaurer une marche fluide"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/presse.inserm.fr\/percee-majeure-dans-le-traitement-de-la-maladie-de-parkinson-une-neuroprothese-permet-de-restaurer-une-marche-fluide\/67716\/\">Source : Communiqu\u00e9 de presse Inserm \/ CHUV \/ EPFL\u00a0<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<div id=\"attachment_164065\" style=\"width: 370px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-164065\" class=\"wp-image-164065 size-medium\" src=\"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/231106-credit-CHUV-360x203.jpg\" alt=\"\" width=\"360\" height=\"203\" \/><p id=\"caption-attachment-164065\" class=\"wp-caption-text\">Emplacement de l&rsquo;\u00e9lectrode dans la mo\u00eblle \u00e9pini\u00e8re \u00a9 EPFL &#8211; Jimmy Ravier<\/p><\/div>\n<p><strong>Des neuroscientifiques de l\u2019Inserm, du CNRS et de l\u2019universit\u00e9 de Bordeaux en France, avec des chercheurs et neurochirurgiens suisses (EPFL\/CHUV\/UNIL) ont con\u00e7u et test\u00e9 une \u00ab\u00a0neuroproth\u00e8se\u00a0\u00bb destin\u00e9e \u00e0 corriger les troubles de la marche associ\u00e9s \u00e0 la maladie de Parkinson. Dans une \u00e9tude publi\u00e9e dans <em>Nature Medicine<\/em>, les scientifiques d\u00e9taillent le processus de d\u00e9veloppement de la neuroproth\u00e8se qui a finalement permis de traiter un premier patient atteint de la maladie de Parkinson, lui permettant de marcher avec fluidit\u00e9, confiance et sans chute.<\/strong><\/p>\n<p>Des troubles de la marche invalidants surviennent chez environ 90 % des personnes qui pr\u00e9sentent un stade avanc\u00e9 de la maladie de Parkinson. Ces troubles de la marche r\u00e9sistent souvent aux traitements actuellement disponibles. D\u00e9velopper de nouvelles strat\u00e9gies permettant aux patients de remarcher avec fluidit\u00e9, en \u00e9cartant le risque de chute, constitue donc une priorit\u00e9 pour les \u00e9quipes de recherche qui travaillent sur cette maladie depuis de longues ann\u00e9es.<\/p>\n<p>C\u2019est le cas du neuroscientifique \u00e0 l\u2019Inserm Erwan B\u00e9zard et de son \u00e9quipe \u00e0 l\u2019Institut des maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives (CNRS\/Universit\u00e9 de Bordeaux), dont le travail porte notamment sur la compr\u00e9hension des m\u00e9canismes pathog\u00e9niques \u00e0 l\u2019origine de la maladie de Parkinson et sur le d\u00e9veloppement de strat\u00e9gies pour r\u00e9tablir la motricit\u00e9 dans diff\u00e9rentes pathologies. Depuis plusieurs ann\u00e9es, il collabore avec une \u00e9quipe suisse dirig\u00e9e les Pr Gr\u00e9goire Courtine, neuroscientifque, et Jocelyne Bloch, neurochirurgienne, qui sont sp\u00e9cialis\u00e9s dans le d\u00e9veloppement de strat\u00e9gies de neuromodulation de la moelle \u00e9pini\u00e8re.<\/p>\n<p>En 2016, l\u2019\u00e9quipe franco-suisse avaient par exemple d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 dans <em>Nature<\/em> des travaux montrant l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019une interface cerveau-moelle \u00e9pini\u00e8re \u2013 dite \u00ab\u00a0neuroproth\u00e8se\u00a0\u00bb &#8211; <a href=\"https:\/\/presse.inserm.fr\/des-macaques-retrouvent-le-controle-dun-membre-paralyse\/25651\/\">pour restaurer le fonctionnement d\u2019un membre paralys\u00e9 suite \u00e0 une l\u00e9sion de la moelle \u00e9pini\u00e8re.<\/a> Les r\u00e9sultats prometteurs les avaient incit\u00e9s \u00e0 poursuivre leurs efforts et laissaient esp\u00e9rer des effets b\u00e9n\u00e9fiques dans la maladie de Parkinson avec un dispositif similaire.<\/p>\n<p><strong>\u00c9<\/strong><strong>viter les<\/strong> <strong>chutes et le \u00ab\u00a0freezing\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Dans cette nouvelle \u00e9tude, l\u2019\u00e9quipe a donc mis au point une neuroproth\u00e8se comparable pour pallier les chutes et le ph\u00e9nom\u00e8ne de \u00ab\u00a0freezing\u00a0\u00bb dans la maladie de Parkinson<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p>Contrairement aux traitements conventionnels de la maladie de Parkinson qui ciblent les r\u00e9gions du cerveau directement affect\u00e9es par la perte des neurones producteurs de dopamine, cette neuroproth\u00e8se vise la zone de la moelle \u00e9pini\u00e8re responsable de l&rsquo;activation des muscles des jambes pendant la marche, qui n\u2019est a priori pas directement affect\u00e9e par la maladie de Parkinson. N\u00e9anmoins, la moelle \u00e9pini\u00e8re est sous le contr\u00f4le volontaire du cortex moteur, dont l\u2019activit\u00e9\u00a0est affect\u00e9e par la perte des neurones dopaminergiques.<\/p>\n<p>S\u2019appuyant sur leur expertise compl\u00e9mentaire, les \u00e9quipes fran\u00e7aise et suisse ont pu d\u00e9velopper et tester la neuroproth\u00e8se dans un mod\u00e8le de primate non-humain reproduisant les d\u00e9ficits locomoteurs dus \u00e0 la maladie de Parkinson. Le dispositif a non seulement permis d\u2019att\u00e9nuer les d\u00e9ficits locomoteurs, mais aussi de r\u00e9tablir la capacit\u00e9 de marche dans ce mod\u00e8le en diminuant les ph\u00e9nom\u00e8nes dits de \u00ab\u00a0freezing\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><em>\u00a0\u00ab\u00a0L\u2019id\u00e9e de d\u00e9velopper une neuroproth\u00e8se stimulant \u00e9lectriquement la moelle \u00e9pini\u00e8re pour harmoniser la d\u00e9marche et corriger les troubles locomoteurs de patients parkinsoniens est le fruit de plusieurs ann\u00e9es de recherche sur le traitement de la paralysie due aux l\u00e9sions m\u00e9dullaires \u00bb<\/em>, explique Erwan B\u00e9zard, directeur de recherche Inserm \u00e0 l\u2019Institut des maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives (universit\u00e9 de Bordeaux\/ CNRS).<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Des tentatives pr\u00e9c\u00e9dentes de stimulation de la moelle ont \u00e9chou\u00e9es car elles stimulaient en bloc les centres locomoteurs sans tenir compte de la physiologie. Dans le cas pr\u00e9sent, il s\u2019agit d\u2019une stimulation qui se superpose au fonctionnement naturel des neurones de la moelle en stimulant de fa\u00e7on spatio-temporellement coordonn\u00e9e les diff\u00e9rents groupes musculaires responsables de la marche\u00a0\u00bb, <\/em>ajoutent Gr\u00e9goire Courtine et Jocelyne Bloch, co-directeurs de .NeuroRestore, le centre de recherche bas\u00e9 en Suisse romande.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats prometteurs ont permis d\u2019ouvrir la voie \u00e0 un d\u00e9veloppement clinique, pour tester le dispositif chez un patient.<\/p>\n<p><strong>Une am\u00e9lioration gr\u00e2ce \u00e0 la neuroproth\u00e8se <\/strong><\/p>\n<p>Un premier patient, \u00e2g\u00e9 de 62 ans, et vivant avec la maladie depuis trois d\u00e9cennies, a ainsi \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 il y a deux ans au CHUV (\u00e0 Lausanne). Au cours d\u2019une intervention neurochirurgicale de pr\u00e9cision, Marc, originaire de Bordeaux, a \u00e9t\u00e9 \u00e9quip\u00e9 de cette nouvelle neuroproth\u00e8se, constitu\u00e9e d\u2019un champ d\u2019\u00e9lectrodes plac\u00e9 contre la r\u00e9gion de sa moelle \u00e9pini\u00e8re qui contr\u00f4le la marche, et d\u2019un g\u00e9n\u00e9rateur d\u2019impulsions \u00e9lectriques implant\u00e9 sous la peau de son abdomen.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 la programmation cibl\u00e9e des stimulations de la moelle \u00e9pini\u00e8re qui s\u2019adaptent en temps r\u00e9el \u00e0 ses mouvements, Marc a rapidement vu ses troubles de la marche s\u2019estomper. Apr\u00e8s une r\u00e9\u00e9ducation de quelques semaines avec la neuroproth\u00e8se, il a retrouv\u00e9 une marche presque normale.<\/p>\n<p>Cette neuroproth\u00e8se ouvre donc de nouvelles perspectives pour traiter les troubles de la marche dont souffrent de nombreuses personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Toutefois, \u00e0 ce stade, ce concept th\u00e9rapeutique a d\u00e9montr\u00e9 son efficacit\u00e9 chez une seule personne, avec un implant qui doit encore \u00eatre optimis\u00e9 pour un d\u00e9ploiement \u00e0 grande \u00e9chelle.<\/p>\n<p>Les scientifiques travaillent donc \u00e0 la mise au point d&rsquo;une version commerciale de la neuroproth\u00e8se<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> int\u00e9grant toutes les fonctionnalit\u00e9s indispensables pour une utilisation quotidienne optimale. Des essais cliniques sur un plus grand nombre de patients doivent \u00e9galement d\u00e9marrer d\u00e8s l\u2019ann\u00e9e prochaine.<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> <em>\u00ab\u00a0Notre ambition est de g\u00e9n\u00e9raliser l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 cette technologie innovante afin d&rsquo;am\u00e9liorer significativement la qualit\u00e9 de vie des patients atteints de la maladie de Parkinson, partout dans le monde \u00bb,<\/em> concluent-ils.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Pour certains patients, les pieds restent coll\u00e9s au sol pendant la marche. Ce type de blocage est appel\u00e9 \u00ab\u00a0freezing\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> En partenariat avec la compagnie <a href=\"http:\/\/www.onwd.com\">ONWARD Medical<\/a>, une entreprise bas\u00e9e en Suisse qui d\u00e9veloppera ces implants.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Gr\u00e2ce \u00e0 un don d&rsquo;un million de dollars de la <a href=\"https:\/\/www.michaeljfox.org\/\">Michael J. Fox Foundation for Parkinson\u2019s research<\/a>, le centre NeuroRestore va initier des essais cliniques sur six nouveaux patients d\u00e8s l&rsquo;ann\u00e9e prochaine. Ces essais visent non seulement \u00e0 valider la technologie d\u00e9velopp\u00e9e en collaboration avec ONWARD, mais aussi \u00e0 identifier les profils de patients les plus susceptibles de b\u00e9n\u00e9ficier de cette th\u00e9rapie innovante. Fond\u00e9e par l&rsquo;acteur Michael J. Fox (\u00ab\u00a0Back to the future\u00a0\u00bb), qui est lui-m\u00eame atteint de la maladie de Parkinson, cette fondation est le principal donateur priv\u00e9 dans le domaine de la recherche sur la maladie de Parkinson.<\/p>\n<hr \/>\n<h3>Source<\/h3>\n<p><strong>A spinal cord neuroprosthesis for locomotor deficits due to Parkinson\u2019s disease<\/strong><\/p>\n<p>Tomislav Milekovic <sup>1,2,3,4,5,25<\/sup>, Eduardo Martin Moraud <sup>2,3,4,25<\/sup>, Nicolo Macellari <sup>1,2,3,4,25<\/sup>, Charlotte Moerman <sup>2,3,4,25<\/sup>, Flavio Raschell\u00e0 <sup>1,6,25<\/sup>, Shiqi Sun <sup>1,2,3,4,25<\/sup>, Matthew G. Perich <sup>5,25<\/sup>, Camille Varescon <sup>1,2,3,4<\/sup>, Robin Demesmaeker <sup>1,2,3,4<\/sup>, Alice Bruel <sup>7<\/sup>, L\u00e9a N. Bole-Feysot <sup>1,2,3,4<\/sup>, Giuseppe Schiavone <sup>1,8<\/sup>, Elvira Pirondini <sup>2,3,9,10<\/sup>, Cheng YunLong <sup>11,12,13<\/sup>, Li Hao <sup>11,12,13<\/sup>, Andrea Galvez <sup>1,2,3,4<\/sup>, Sergio Daniel Hernandez-Charpak <sup>1,2,3,4<\/sup>, Gregory Dumont <sup>1,2,3,4<\/sup>, Jimmy Ravier <sup>1,2,3,4<\/sup>, Camille G. Le Goff-Mignardot <sup>1,2,3,4<\/sup>, Jean-Baptiste Mignardot <sup>1,2,3,4<\/sup>, Gaia Carparelli <sup>1,2,3,4<\/sup>, Cathal Harte <sup>1,2,3,4<\/sup>, Nicolas Hankov <sup>1,2,3,4<\/sup>, Viviana <sup>Aureli1,2,3,4<\/sup>, Anne Watrin <sup>14<\/sup>, Hendrik Lambert <sup>14<\/sup>, David Borton <sup>1,2,3,4,15<\/sup>, Jean Laurens <sup>1,16<\/sup>, Isabelle Vollenweider <sup>1,2,3,4<\/sup>, Simon Borgognon <sup>1,2,3,4<\/sup>, <strong>Fran\u00e7ois Bourre <\/strong><sup>17,18<\/sup>, <strong>Michel Goillandeau <\/strong><sup>17,18<\/sup>, Wai Kin D. Ko <sup>11,12,13<\/sup>, <strong>Laurent Petit<\/strong> <sup>17,18<\/sup>, Qin Li <sup>11,12,13<\/sup>, Rik Buschman <sup>19<\/sup>, Nicholas Buse <sup>19<\/sup>, Maria Yaroshinsky <sup>20<\/sup>, Jean-Baptiste Ledoux <sup>21<\/sup>, Fabio Becce <sup>21<\/sup>, Mayt\u00e9 Castro Jimenez <sup>22<\/sup>, Julien F. Bally <sup>22<\/sup>, Timothy Denison <sup>23<\/sup>, <strong>Dominique Guehl <\/strong>17,18, Auke Ijspeert <sup>7<\/sup>, Marco Capogrosso <sup>1,2,3,4,9<\/sup>, Jordan Squair <sup>1,2,3,4<\/sup>, Leonie Asboth <sup>1,2,3,4<\/sup>, Philip A. Starr <sup>20<\/sup>, Doris D. Wang <sup>20<\/sup>, St\u00e9phanie P. Lacour <sup>1,8<\/sup>, Silvestro Micera <sup>1,6,24<\/sup>, Chuan Qin <sup>12<\/sup>, Jocelyne Bloch <sup>1,2,3,4,26<\/sup> , <strong>Erwan Bezard<\/strong> <sup>9,10,17,18,26<\/sup> &amp; Gregoire Courtine <sup>1,2,3,4,26<\/sup><\/p>\n<p><sup>1<\/sup> NeuroX Institute, School of Life Sciences, Ecole Polytechnique Federale de Lausanne (EPFL), Geneva, Switzerland.<\/p>\n<p><sup>2<\/sup> Department of Clinical Neurosciences, Lausanne University Hospital (CHUV) and University of Lausanne (UNIL), Lausanne, Switzerland.<\/p>\n<p><sup>3<\/sup> NeuroRestore, Defitech Center for Interventional Neurotherapies, EPFL\/CHUV\/UNIL, Lausanne, Switzerland.<\/p>\n<p><sup>4<\/sup> Department of Neurosurgery, CHUV, Lausanne, Switzerland.<\/p>\n<p><sup>5<\/sup> Department of Fundamental Neuroscience, Faculty of Medicine, University of Geneva, Geneva, Switzerland.<\/p>\n<p><sup>6<\/sup> NeuroX Institute, School of Bioengineering, EPFL, Lausanne, Switzerland.<\/p>\n<p><sup>7 <\/sup>Institute of Bioengineering, School of Engineering, EPFL, Lausanne, Switzerland.<\/p>\n<p><sup>8<\/sup> Laboratory for Soft Bioelectronic Interfaces (LSBI), NeuroX Institute, EPFL, Lausanne, Switzerland.<\/p>\n<p><sup>9<\/sup> Rehab and Neural Engineering Labs, University of Pittsburgh, Pittsburgh, PA, USA.<\/p>\n<p><sup>10<\/sup> Department of Physical Medicine and Rehabilitation, University of Pittsburgh, Pittsburgh, PA, USA.<\/p>\n<p><sup>11<\/sup> Motac Neuroscience, UK-M15 6WE, Manchester, UK.<\/p>\n<p><sup>12<\/sup> China Academy of Medical Sciences, Beijing, China.<\/p>\n<p><sup>13<\/sup> Institute of Laboratory Animal Sciences, Manchester, UK.<\/p>\n<p><sup>14<\/sup> ONWARD Medical, Lausanne, Switzerland.<\/p>\n<p><sup>15<\/sup> School of Engineering, Carney Institute for Brain Science, Brown University, Providence, RI, USA.<\/p>\n<p><sup>16<\/sup> Department of Neuroscience, Baylor College of Medicine, Houston, TX, USA.<\/p>\n<p><sup>17<\/sup> Universite de Bordeaux, Institut des Maladies Neurodegeneratives, UMR 5293, Bordeaux, France.<\/p>\n<p><sup>18<\/sup> CNRS, Institut des Maladies Neurodegeneratives, UMR 5293, Bordeaux, France.<\/p>\n<p><sup>19<\/sup> Medtronic, Minneapolis, USA.<\/p>\n<p><sup>20<\/sup> Department of Neurological Surgery, University of California San Francisco, San Francisco, CA, USA.<\/p>\n<p><sup>21<\/sup> Department of Diagnostic and Interventional Radiology, CHUV\/UNIL, Lausanne, Switzerland.<\/p>\n<p><sup>22<\/sup> Department of Neurology, CHUV\/UNIL, Lausanne, Switzerland.<\/p>\n<p><sup>23<\/sup> Oxford University, Oxford, UK.<\/p>\n<p><sup>24<\/sup> Department of Excellence in Robotics and AI, Biorobotics Institute, Scuola Superiore Sant\u2019Anna, Pisa, Italy.<\/p>\n<p><sup>25<\/sup> These authors contributed equally: Tomislav Milekovic, Eduardo Martin Moraud, Nicolo Macellari, Charlotte Moerman, Flavio Raschella, Shiqi Sun, Matthew G. Perich.<\/p>\n<p><sup>26<\/sup> These authors jointly supervised this work: Jocelyne Bloch, Erwan Bezard, G. Courtine.<\/p>\n<p><em>Nature Medicine<\/em>, Novembre 2023<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41591-023-02584-1\">https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41591-023-02584-1<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<h3>Contact chercheur<\/h3>\n<p><strong>Erwan Bezard <\/strong><\/p>\n<p>Directeur de recherche Inserm<br \/>\nInstitut des maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives (CNRS\/universit\u00e9 de Bordeaux)<br \/>\n<a href=\"mailto:erwan.bezard@u-bordeaux.fr\">erwan.bezard@u-bordeaux.fr<\/a><\/p>\n<h3>Contact presse<\/h3>\n<p><a href=\"mailto:presse@inserm.fr\">presse@inserm.fr<\/a><\/p>\n<p><a href=\"mailto:medias@chuv.ch\">medias@chuv.ch<\/a><\/p>\n<p>Acc\u00e9der \u00e0 la <a href=\"http:\/\/presse-inserm.fr\/\">salle de presse de l&rsquo;Inserm<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parmi les co-superviseurs : Erwan Bezard (IMN)<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":288,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-287","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-quoi-de-neuf"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/287","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=287"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/287\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":290,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/287\/revisions\/290"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/288"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=287"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=287"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=287"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}