{"id":1156,"date":"2025-10-21T11:47:48","date_gmt":"2025-10-21T09:47:48","guid":{"rendered":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/?p=1156"},"modified":"2025-10-21T11:47:49","modified_gmt":"2025-10-21T09:47:49","slug":"benjamin-dehay-laureat-dun-anr-prci","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/2025\/10\/21\/benjamin-dehay-laureat-dun-anr-prci\/","title":{"rendered":"Benjamin Dehay laur\u00e9at d&rsquo;un ANR PRCI"},"content":{"rendered":"<p>Benjamin Dehay est laur\u00e9at, en tant que coordinateur, d&rsquo;un financement PRCI 2025 de l&rsquo;ANR (Axe C.10 &#8211; Innovation biom\u00e9dicale &#8211; CE18), avec le projet \u00ab\u00a0<strong>TreatPD &#8211; Un ARN pour traiter la maladie de Parkinson<\/strong>\u00ab\u00a0.<\/p>\n<h3>Chercheurs et laboratoires impliqu\u00e9s<\/h3>\n<ul>\n<li>Benjamin Dehay, Coordinateur France (IMN &#8211; UMR5293 CNRS, Univ. Bordeaux)<\/li>\n<li>Chantal Pichon, Partenaire France (ART-ARNm &#8211; UMS55 Inserm, Univ. Orl\u00e9ans)<\/li>\n<li>Philippe Barth\u00e9l\u00e9my, Partenaire France (ARNA &#8211; U1212 Inserm, UMR 5320 CNRS, Univ. Bordeaux)<\/li>\n<li>Yvan Devaux, Coordinateur luxembourgeois (Luxembourg Institute of Health (LIH))<\/li>\n<\/ul>\n<h3>R\u00e9sum\u00e9 du projet et impact<\/h3>\n<p>La maladie de Parkinson est un trouble neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratif li\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e2ge, complexe, h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et mortel. Ses principaux sympt\u00f4mes sont les tremblements et la rigidit\u00e9 musculaire affectant les patients dans leur vie de tous les jours. Cette maladie affecte le syst\u00e8me nerveux central et est caract\u00e9ris\u00e9e par une perte de production de dopamine au niveau du cerveau. Suite au vieillissement de la population, sa pr\u00e9valence augmente et est associ\u00e9e \u00e0 une charge socio-\u00e9conomique \u00e9lev\u00e9e. Le traitement actuel visant \u00e0 restaurer les niveaux physiologiques de dopamine soulage les sympt\u00f4mes mais ne traite pas les causes de la maladie et n\u2019emp\u00eache donc pas sa progression. Cette maladie reste irr\u00e9versible et incurable. Il est donc important de d\u00e9couvrir de nouveaux traitements capables de cibler les causes de cette maladie.<\/p>\n<p>Nous avons identifi\u00e9 un ARN arbitrairement nomm\u00e9 lncG1 qui est r\u00e9gul\u00e9 chez les patients atteints de MP. Nos donn\u00e9es pr\u00e9liminaires montrent qu\u2019une surexpression de lncG1 dans des neurones en culture stimule la voie de synth\u00e8se de la dopamine et augmente sa production. Nous \u00e9mettons l\u2019hypoth\u00e8se que lncG1 pourrait \u00eatre utilis\u00e9 pour traiter la MP. Dans ce projet, notre objectif est de d\u00e9velopper une nanoparticule contenant lncG1 capable de traverser la barri\u00e8re h\u00e9mato-enc\u00e9phalique et de cibler les neurones dopaminergiques du cerveau.<\/p>\n<p>Le projet contient cinq axes de recherche et d\u00e9veloppement r\u00e9partis entre les laboratoires. Sp\u00e9cifiquement, un lncG1 synth\u00e9tique sera produit par ART-ARNm. Il sera ensuite incorpor\u00e9 dans une nanoparticule nucl\u00e9olipidique par ARNA afin d\u2019assurer le passage de la barri\u00e8re h\u00e9mato-enc\u00e9phalique et sa lib\u00e9ration au niveau des neurones dopaminergiques. Cette nanoparticule contenant lncG1, appel\u00e9e NP-lcnG1, sera test\u00e9e sur des mod\u00e8les murins de la maladie de Parkinson par IMN afin de v\u00e9rifier in vivo sa capacit\u00e9 \u00e0 traverser la barri\u00e8re h\u00e9mato-enc\u00e9phalique et d\u2019\u00e9valuer son effet sur les neurones. Ces mod\u00e8les murins permettront aussi de tester diff\u00e9rentes voies d\u2019administration et de v\u00e9rifier la biodistribution de l\u2019ARN exog\u00e8ne.<\/p>\n<p>Les impacts de ce projet sont les suivants\u00a0: a) Impact soci\u00e9tal : r\u00e9duction de l\u2019impact psychologique en apportant de l\u2019espoir aux patients parkinsoniens, \u00e0 leurs familles et aux personnels soignants \u00e0 travers le d\u00e9veloppement d\u2019un nouveau traitement, applicable cliniquement, diminuant les sympt\u00f4mes, am\u00e9liorant la qualit\u00e9 et la dur\u00e9e de vie\u00a0; b) Impact \u00e9conomique : r\u00e9duction des co\u00fbts de sant\u00e9 par une modification de la trajectoire de la maladie. c) Impact scientifique : meilleure connaissance du r\u00f4le des mol\u00e9cules d&rsquo;ARN dans le d\u00e9veloppement de la MP. Pour garantir que ces impacts soient atteints et que la solution apport\u00e9e par ce projet soit accept\u00e9e par les utilisateurs finaux, les principales parties prenantes (neurologues et patients) sont impliqu\u00e9es dans ce projet \u00e0 un stade pr\u00e9coce. Elles participeront grandement \u00e0 la diffusion et \u00e0 l\u2019adoption des r\u00e9sultats du projet.<\/p>\n<h3>Pertinence du partenariat<\/h3>\n<p>L\u2019expertise compl\u00e9mentaire de quatre partenaires, trois Fran\u00e7ais et un Luxembourgeois, est n\u00e9cessaire afin de d\u00e9velopper et tester cette nanoparticule innovante. Le projet TreatPD se construit donc autour de l\u2019expertise de partenaires fran\u00e7ais en production d\u2019ARN (Acc\u00e9l\u00e9rateurs de recherche technologique ARN messager, ART-ARNm, INSERM Paris), nanoparticules (Acides nucl\u00e9iques : R\u00e9gulations Naturelles et Artificielles, ARNA, Universit\u00e9 de Bordeaux) et mod\u00e8les in vivo de la maladie de Parkinson (Institut des Maladies Neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives, IMN, Universit\u00e9 de Bordeaux), avec un partenaire Luxembourgeois expert en ARN et qui a d\u00e9couvert lncG1 (Luxembourg Institute of Health, LIH). En parall\u00e8le, le LIH m\u00e8nera des investigations in silico et in vitro afin de caract\u00e9riser pleinement le m\u00e9canisme mol\u00e9culaire d\u2019action de lncG1, de valider sa capacit\u00e9 \u00e0 stimuler la voie de la synth\u00e8se de dopamine et d\u2019identifier des effets secondaires potentiels. Gr\u00e2ce \u00e0 un partenariat avec une spin-off de l\u2019Universit\u00e9 du Luxembourg, le LIH approfondira ses recherches sur l\u2019effet de NP-lncG1 sur des organo\u00efdes c\u00e9r\u00e9braux humains.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Projet \u00ab\u00a0TreatPD\u00a0\u00bb : Un ARN pour traiter la maladie de Parkinson<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":1157,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-1156","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-whats-new"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1156","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1156"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1156\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1163,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1156\/revisions\/1163"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1157"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1156"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1156"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1156"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}