{"id":1138,"date":"2025-10-07T14:29:23","date_gmt":"2025-10-07T12:29:23","guid":{"rendered":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/2025\/10\/07\/womens-voices-christelle-glangetas\/"},"modified":"2025-10-08T09:19:14","modified_gmt":"2025-10-08T07:19:14","slug":"womens-voices-christelle-glangetas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/2025\/10\/07\/womens-voices-christelle-glangetas\/","title":{"rendered":"Women&rsquo;s voices: Christelle Glangetas"},"content":{"rendered":"<p><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-188513\" src=\"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/glangetas-DSC_7995-copie-r.jpg\" alt=\"\" width=\"275\" height=\"275\" \/>Ce mois-ci, pour la s\u00e9rie Women&rsquo;s Voices, Sara Carracedo a rencontr\u00e9 Christelle Glangetas, chercheuse postdoctorale senior \u00e0 l&rsquo;Institut des maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives (IMN). Dans cet entretien, elle partage son parcours universitaire et \u00e9voque les d\u00e9fis li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;obtention d&rsquo;un poste permanent dans le milieu universitaire.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Sara Carracedo : Pouvez-vous vous pr\u00e9senter et nous parler de votre parcours universitaire ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Christelle Glangetas :<\/strong> Je suis chercheuse postdoctorante senior \u00e0 l&rsquo;Institut des maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives (IMN). Ma recherche vise \u00e0 comprendre comment le cerveau contr\u00f4le les \u00e9motions et, inversement, comment les \u00e9motions modifient la plasticit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai obtenu un doctorat en neurosciences \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Bordeaux en 2014, \u00e0 l&rsquo;Institut interdisciplinaire des neurosciences, o\u00f9 j&rsquo;ai \u00e9tudi\u00e9 le r\u00f4le de la plasticit\u00e9 neuronale dans le contr\u00f4le de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9.Je suis ensuite partie en Suisse pour rejoindre l&rsquo;\u00e9quipe de Camilla Bellone en tant que post-doctorante, o\u00f9 j&rsquo;ai travaill\u00e9 sur les circuits moteurs et de l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 \u00a0dans des conditions physiopathologiques (maladie de Huntington, troubles du spectre autistique).<\/p>\n<p>En 2018, j&rsquo;ai rejoint l&rsquo;IMN gr\u00e2ce \u00e0 une bourse postdoctorale de la Fondation de la Recherche M\u00e9dicale (FRM). Je travaille dans l&rsquo;\u00e9quipe dirig\u00e9e par J\u00e9r\u00f4me Baufreton et Fran\u00e7ois Georges. Au cours des six derni\u00e8res ann\u00e9es, j&rsquo;ai d\u00e9velopp\u00e9 un axe de recherche portant notamment sur les m\u00e9canismes neuronaux impliqu\u00e9s dans les comportements d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 , que j&rsquo;esp\u00e8re poursuivre au sein de cette \u00e9quipe en tant que ma\u00eetresse de conf\u00e9rence.<\/p>\n<p><strong>Quel est votre axe de recherche actuel \u00e0 l&rsquo;IMN ?<\/strong><\/p>\n<p>Je d\u00e9veloppe plusieurs projets scientifiques, dont le point commun est de comprendre comment certains circuits neuronaux contr\u00f4lent \u00a0les comportements sociaux et \u00e9motionnels. J&rsquo;\u00e9tudie en particulier le r\u00f4le des diff\u00e9rentes populations neuronales du cortex insulaire (insula) dans les comportements sociaux et anxieux.<\/p>\n<p><strong>Vous avez re\u00e7u en 2025 le prix Marian Diamond, d\u00e9cern\u00e9 par le comit\u00e9 inclusion et parit\u00e9 du Neurocampus. Comment pensez-vous que des prix comme celui-ci contribuent \u00e0 soutenir et \u00e0 promouvoir les femmes dans le domaine des neurosciences ?<\/strong><\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord, je dois dire que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s heureuse de recevoir un prix de la communaut\u00e9 des neurosciences de Bordeaux, qui reconna\u00eet mon travail scientifique et ma contribution \u00e0 la vulgarisation scientifique. Ce prix m&rsquo;a permis de partager mes derni\u00e8res recherches sur l&rsquo;insula et les pr\u00e9f\u00e9rences sociales en tant que conf\u00e9renci\u00e8re invit\u00e9e lors de la Journ\u00e9e Bordeaux Neurocampus, en juin dernier. Ce fut une occasion pr\u00e9cieuse de nouer des contacts avec des coll\u00e8gues et de d\u00e9montrer mon expertise. \u00catre laur\u00e9ate du prix Marian Diamond augmente \u00e9galement la visibilit\u00e9, ce qui est une \u00e9tape essentielle pour soutenir et promouvoir les femmes dans le domaine des neurosciences.<\/p>\n<p><strong>En tant que post-doctorante senior, avez-vous rencontr\u00e9 des difficult\u00e9s particuli\u00e8res ou des obstacles structurels pour obtenir un poste de chercheuse permanent dans le milieu universitaire ?<\/strong><\/p>\n<p>Oui, j&rsquo;ai rencontr\u00e9 des obstacles pour obtenir un poste permanent de chercheuse \u00a0dans le milieu universitaire, et je continue de rencontrer des difficult\u00e9s en tant que femme post-doctorante senior. Je me suis pos\u00e9e la question suivante : Pourquoi n&rsquo;ai-je pas de poste permanent malgr\u00e9 ma motivation, mon engagement et ma r\u00e9ussite ?<\/p>\n<p>Nous savons tous que les neurosciences sont un domaine tr\u00e8s comp\u00e9titif, et c&rsquo;est encore plus difficile pour les femmes scientifiques. En France, seul un nombre limit\u00e9 de postes de recherche est disponible chaque ann\u00e9e, et les postes de ma\u00eetre de conf\u00e9rences peuvent \u00eatre encore plus rares. Nous avons peu de postes et beaucoup de candidats ! La science a besoin d&rsquo;un soutien financier accru de la part de notre gouvernement, cela ne fait aucun doute.<\/p>\n<p>Mais quand m\u00eame, pourquoi ? Je suis une excellente chercheuse et je pense vraiment que l&rsquo;enseignement est fait pour moi. Je suis convaincue que mes quinze ann\u00e9es d&rsquo;expertise seraient b\u00e9n\u00e9fiques pour les \u00e9tudiants et la communaut\u00e9 scientifique. . Malgr\u00e9 ces interrogations, je me passionne toujours autant pour les sciences, j&rsquo;appr\u00e9cie particuli\u00e8rement les moments d&rsquo;\u00e9change avec mes coll\u00e8gues et les \u00e9tudiants. Je continue \u00e0 apprendre et \u00e0 me former pour enrichir mes connaissances et cr\u00e9er de nouvelles opportunit\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui souhaitent faire carri\u00e8re dans le domaine des neurosciences ?<\/strong><\/p>\n<p>Pr\u00e9parez-vous \u00e0 r\u00e9ussir\u00a0! C\u2019est tr\u00e8s bien de planifier votre prochaine exp\u00e9rience scientifique, celle de demain, celle que vous voulez faire la semaine prochaine, mais voyez plus loin, voyez plus grand. Profitez de cet environnement professionnel riche que sont le Bordeaux Neurocampus et \u00a0l&rsquo;universit\u00e9 de Bordeaux. R\u00e9fl\u00e9chissez \u00e0 votre plan de carri\u00e8re. Cr\u00e9ez vos opportunit\u00e9s. Enfin, soyez vous-m\u00eame, faites ce que vous aimez et ce pour quoi vous \u00eates dou\u00e9e.<\/p>\n<hr \/>\n<h3>A propos de Women&rsquo;s Voices<\/h3>\n<p><strong><em>Women\u2019s Voices<\/em> <em>(Voix de femmes)<\/em> <\/strong>est une s\u00e9rie d\u2019entretiens cr\u00e9\u00e9e par le journal Brainstorm et par le Neurocampus Parity and Inclusion Committee (NeuroPIC),\u00a0 groupe local engag\u00e9 dans la promotion de l\u2019\u00e9galit\u00e9 et l\u2019organisation d\u2019actions visant \u00e0 combler le foss\u00e9 entre les femmes et les hommes dans le monde universitaire L\u2019objectif de cette section est d\u2019accro\u00eetre la visibilit\u00e9 des chercheuses en d\u00e9but de carri\u00e8re \u00e0 Bordeaux Neurocampus. Nous interrogeons les chercheuses sur leurs contributions scientifiques, leurs points de vue et leurs opinions sur l\u2019\u00e9quit\u00e9, la diversit\u00e9 et les pr\u00e9jug\u00e9s sexistes dans le monde universitaire. Gr\u00e2ce \u00e0 ces entretiens, nous souhaitons non seulement mettre en lumi\u00e8re leurs r\u00e9alisations, mais aussi servir d\u2019inspiration \u00e0 notre communaut\u00e9 scientifique et \u00e0 d\u2019autres femmes scientifiques.<\/p>\n<p><a href=\"\/?cat_ID=794\"><strong>Voir la s\u00e9rie d\u2019entretiens<\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Post-doctorante senior \u00e0 l&rsquo;IMN<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":1139,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-1138","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-quoi-de-neuf"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1138","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1138"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1138\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1141,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1138\/revisions\/1141"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1139"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1138"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1138"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1138"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}