{"id":1926,"date":"2026-09-14T10:59:49","date_gmt":"2026-09-14T08:59:49","guid":{"rendered":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/?post_type=buni_events&#038;p=1926"},"modified":"2026-09-14T10:59:49","modified_gmt":"2026-09-14T08:59:49","slug":"soutenance-de-these-clara-fahia-toussaint","status":"publish","type":"buni_events","link":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/events\/soutenance-de-these-clara-fahia-toussaint\/","title":{"rendered":"<span>Soutenance de th\u00e8se &#8211; <\/span>Clara-Fahia Toussaint"},"content":{"rendered":"<p>Lieu : BBS<\/p>\n<p>Th\u00e8se soutenue en fran\u00e7ais<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-205991\" src=\"https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Clara-Fahia-Toussaint-360x360.jpg\" alt=\"\" width=\"266\" height=\"266\" \/><\/p>\n<hr \/>\n<p>IMN<br \/>\nEquipe : <a href=\"&quot;https:\/\/www.bordeaux-neurocampus.fr\/team\/pathophysiology-of-parkinsonian-syndrome\/\"><strong>Physiopathologie des prot\u00e9inopathies<\/strong><\/a><\/p>\n<p>Th\u00e8se dirig\u00e9e par Vincent Planche<\/p>\n<h3>Titre<\/h3>\n<p>La maladie d\u2019Alzheimer est-elle propre \u00e0 l\u2019esp\u00e8ce humaine\u00a0?<\/p>\n<h3>R\u00e9sum\u00e9<\/h3>\n<p>La maladie d&rsquo;Alzheimer (MA) est un immense probl\u00e8me de sant\u00e9 publique dans nos soci\u00e9t\u00e9s occidentales vieillissantes. Plus d&rsquo;un si\u00e8cle apr\u00e8s sa description initiale, la d\u00e9finition de la MA ne fait toujours pas consensus. Une vision int\u00e9gralement biologique propose que la seule pr\u00e9sence de d\u00e9p\u00f4ts extracellulaires de prot\u00e9ines amylo\u00efdes et d&rsquo;agr\u00e9gats intracellulaires de prot\u00e9ines tau suffit \u00e0 sa d\u00e9finition, ces anomalies \u00e9tant r\u00e9put\u00e9es \u00ab causales \u00bb selon l&rsquo;hypoth\u00e8se de la cascade amylo\u00efde. Pour d&rsquo;autres auteurs, la biologie seule est insuffisante au diagnostic et doit s&rsquo;accompagner de signes cliniques \u00e9vocateurs d&rsquo;une \u00e9volution vers la d\u00e9mence, d&rsquo;autant que les anomalies biologiques peuvent pr\u00e9c\u00e9der de 10 \u00e0 20 ans les sympt\u00f4mes, et que beaucoup de sujets \u00e2g\u00e9s sains porteurs de d\u00e9p\u00f4ts amylo\u00efdes ne d\u00e9velopperont jamais la maladie. Cette probl\u00e9matique nosologique fait varier la pr\u00e9valence mondiale estim\u00e9e de 32 millions (d\u00e9finition clinico-biologique au stade de la d\u00e9mence) \u00e0 315 millions de personnes (d\u00e9finition biologique), avec des implications majeures pour les strat\u00e9gies diagnostiques et th\u00e9rapeutiques \u00e0 venir (biomarqueurs plasmatiques, immunoth\u00e9rapies anti-amylo\u00efdes).<\/p>\n<p>Cette probl\u00e9matique se retrouve dans la repr\u00e9sentation de la MA au sein du r\u00e8gne animal. Certaines l\u00e9sions caract\u00e9ristiques ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9es chez des rongeurs, des c\u00e9tac\u00e9s et des primates \u00e2g\u00e9s, mais ces esp\u00e8ces ne d\u00e9veloppent pas toutes les caract\u00e9ristiques de la tauopathie humaine, et l&rsquo;impact cognitif de ces l\u00e9sions reste incertain. La notion m\u00eame de d\u00e9mence, fond\u00e9e sur la perte d&rsquo;autonomie dans les gestes quotidiens, demeure une d\u00e9finition anthropocentr\u00e9e sans \u00e9quivalent chez l&rsquo;animal. La MA existerait donc chez l&rsquo;animal dans une d\u00e9finition biologique minimaliste centr\u00e9e sur l&rsquo;amylo\u00efde, mais non selon une d\u00e9finition clinico-biologique.<\/p>\n<p>Le premier axe de cette th\u00e8se r\u00e9pond \u00e0 cette question par une revue syst\u00e9matique de la litt\u00e9rature portant sur la pr\u00e9sence de l\u00e9sions amylo\u00efdes et de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescences neurofibrillaires (DNF) chez les primates non humains (38 articles, 543 cerveaux, quatre esp\u00e8ces). \u00c0 l&rsquo;aide de r\u00e9gressions logistiques, ce travail montre que les plaques amylo\u00efdes suivent une dynamique isom\u00e9trique, proportionnelle \u00e0 la long\u00e9vit\u00e9 de chaque esp\u00e8ce, tandis que les DNF suivent une dynamique chronom\u00e9trique, apparaissant \u00e0 un horizon fixe (30 \u00e0 50 ans) ind\u00e9pendamment de l&rsquo;esp\u00e9rance de vie. Cette dissociation challenge l&rsquo;hypoth\u00e8se de la cascade amylo\u00efde comme m\u00e9canisme universel et sugg\u00e8re que l\u2019ensemble des l\u00e9sions neuropathologiques de la MA n\u2019est pr\u00e9sente que lorsque la long\u00e9vit\u00e9 d&rsquo;une esp\u00e8ce permet le recouvrement de ces deux processus ind\u00e9pendants.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me axe compare, par prot\u00e9omique quantitative, la signature mol\u00e9culaire de la maladie humaine \u00e0 celle obtenue chez des macaques ayant re\u00e7u des injections de prot\u00e9ines tau pathologiques extraites de cerveaux de patients, avec ou sans co-injection d&rsquo;A\u03b2 oligom\u00e9rique. La signature humaine n&rsquo;est pas retrouv\u00e9e chez le macaque : la concordance entre les deux esp\u00e8ces est nulle, le mod\u00e8le r\u00e9agissant \u00e0 l&rsquo;injection sans reproduire le programme mol\u00e9culaire de la maladie humaine.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me axe part du constat que la long\u00e9vit\u00e9, condition n\u00e9cessaire \u00e0 l&rsquo;apparition d&rsquo;une MA clinico-biologique, n&rsquo;est pas seule en jeu dans son expression au niveau d&rsquo;une population. Nous d\u00e9veloppons un mod\u00e8le de population structur\u00e9e en \u00e2ge, simul\u00e9 en individu-centr\u00e9, couplant dynamique d\u00e9mographique et allocation sociale du soin. Ce mod\u00e8le montre que la long\u00e9vit\u00e9 seule suffit \u00e0 faire appara\u00eetre la maladie dans une population, et que le <em>care<\/em> ne la d\u00e9clenche pas mais la chronicise, en allongeant la dur\u00e9e v\u00e9cue avec elle. La reconstruction \u00e9volutive montre en outre que la baisse de la mortalit\u00e9 adulte pr\u00e9c\u00e8de n\u00e9cessairement le recul de l&rsquo;\u00e2ge de reproduction.<\/p>\n<h3>Mots-cl\u00e9s<\/h3>\n<p><span lang=\"EN-US\">Primate-non-humain, Alzheimer, prot\u00e9omique, mod\u00e9lisation, <i>care<\/i><\/span><\/p>\n<h3>Jury<\/h3>\n<div>Presidente : Dr, ABROUS Nora<\/div>\n<div>Rapporteur : Dr, POTIER Marie-Claude<\/div>\n<div>Rapporteur : Pr, KEUCK Lara<\/div>\n<div>Examinateur : MCF-PH, VILLAIN Nicolas<\/div>\n<div>Directeur de th\u00e8se : Pr, LEMOINE Ma\u00ebl<\/div>\n<div>Co-Directeur : PU-PH, PLANCHE Vincent<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La maladie d\u2019Alzheimer est-elle propre \u00e0 l\u2019esp\u00e8ce humaine\u00a0? \/\/ Lieu : BBS <\/p>\n","protected":false},"template":"","categories":[],"class_list":["post-1926","buni_events","type-buni_events","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/buni_events\/1926","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/buni_events"}],"about":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/buni_events"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1926"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/imn.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1926"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}